PAS LES MOYENS

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    Un groupe d’anciens péquistes, libéraux et décideurs économiques estiment que le Québec n’a pas les moyens de se priver du pétrole gaspésien.

    Dans un nouveau manifeste obtenu par La Presse, les signataires soutiennent qu’en exploitant le pétrole terrestre, parfois de schiste, à Anticosti et en Gaspésie, ainsi que la structure Old Harry au large des Îles-de-la-Madeleine, Québec diminuera son déficit commercial évalué à 11 milliards de dollars annuellement.

    Cette missive est notamment signée par l’ex-premier ministre péquiste, Bernard Landry, l’ex-président péquiste du conseil du trésor, Joseph Facal, par l’ex-ministre libéral des finances, Monique Jérôme-Forget . Le maire de Rimouski, qui est également président de l’Union des municipalités du Québec, Éric Forest, est aussi cosignataire

    Le groupe de signataires, qui compte aussi le président des Manufacturiers et exportateurs du Québec et le président du Conseil du patronat du Québec note que fermer la porte à l’exploitation du pétrole québécois serait irresponsable. Mais, permettre une exploitation qui ne se ferait pas selon de hauts standards de protection de l’environnement le serait tout autant.

    La menace des changements climatiques est réelle et préoccupante, reconnaît le manifeste. Mais le Québec consommera du pétrole pour encore plusieurs décennies, argumente le collectif. Le manifeste souligne aussi que la dette nette du Québec représente près de 50% du produit intérieur brut alors que la moyenne canadienne se situe à 28%.

    Comme le souhaite la première ministre Marois, le groupe veut que le Québec s’inspire de la Norvège qui produit 3 millions de barils de pétrole par jour et qui finance ainsi un fonds des générations évalué à 846 milliards de dollars.