Le Québec pourra-t-il protéger 10 % de ses aires marines d’ici 2020?

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La Société pour la nature et les parcs-Québec (SNAP) demande aux gouvernements fédéral et provincial de travailler ensemble pour rattraper le retard du Québec dans la protection de ses milieux marins.

La Province a encore des efforts à faire pour respecter ses engagements internationaux de protéger 10 % de ses milieux marins d’ici 2020.

Avec ses deux aires marines protégées, le Québec n’a atteint qu’un dixième de cet objectif à ce jour.

Quatre autres zones marines qui pourraient être protégées sont à l’étude depuis des années, dont l’estuaire du Saint-Laurent, le banc des Américains, au large de la Gaspésie et le plateau madelinien aux Îles.

Or, selon Alain Branchaud, le directeur général de la SNAP-Québec, la seule protection de la région entourant des Îles-de-la-Madeleine permettrait au Québec d’atteindre son objectif de 10 % d’aires marines protégées.

Dans ce dossier, M. Branchaud dénonce un manque de volonté politique entre les différents paliers gouvernementaux pour faire avancer la situation au pays.

 

Par ailleurs, Alain Branchaud  n’hésite pas à parler de « piètre performance » pour le Québec, mais aussi pour le Canada qui ne fait guère mieux avec son petit 1 % d’aires marines protégées.

 

Ces chiffres contrastent avec la tendance mondiale puisque la couverture des zones marines protégées a plus que quadruplé ces dix dernières années révèle un récent rapport de l’ONU.

Pour remettre les pendules à l’heure du Québec dans ce dossier, la SNAP souhaite tenir prochainement un Sommet extraordinaire sur la biodiversité qui réunirait tous les acteurs concernés.

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