Réservations fantômes : un projet de loi salué

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L’industrie de la restauration gaspésienne accueille avec enthousiasme le projet de loi sur les pénalités en cas de réservations fantômes au restaurant. 

Les restaurateurs militent en faveur de la mise en place d’une telle mesure depuis plusieurs années, alors que présentement, imposer des frais pour une réservation fantôme est interdit au Québec.  

Administrateur à l’Association Restauration Québec et propriétaire de la Buvette Thérèse, à Percé, Billy Bastien accueille ce projet de loi avec joie : 

  

Si l’ARQ estime les pertes moyennes des restaurateurs à 49 000$ par année en raison des réservations fantômes, Billy Bastien soutient que la réalité de chaque établissement est différente. Sur la pointe gaspésienne, la proximité avec la clientèle ainsi que l’afflux touristique estival permettent d’en minimiser les impacts. À la Buvette Thérèse, toutefois, c’est en basse saison que les conséquences sont le plus percutantes : 

 

Pour le restaurateur, il s’agit d’un premier pas nécessaire et encourageant. Billy Bastien soutient qu’il reste encore du chemin reste à faire : 

  

Si le phénomène des réservations fantômes affecte d’abord les restaurateurs, c’est toute l’équipe qui en ressent les contre-coups. Les employés au service, par exemple, dont les salaires dépendent des pourboires laissés par les clients, sont en première ligne lorsqu’un groupe ne se présente pas. Actuellement, aucune disposition n’est prévue au projet de loi pour aider les travailleurs de l’industrie.