Procès de Gastem contre Ristigouche-Sud-Est : Plusieurs militants anti-pétrole y assistent

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Le procès intenté par Gastem contre Ristigouche-Sud-Est s’est ouvert ce matin au palais de justice de New Carlisle.

La société d’exploitation gazière, qui réclame 1,5 million de dollars à cette municipalité gaspésienne de la MRC d’Avignon, a amorcé la présentation de sa preuve.

L’avocat de Gastem tente de démontrer que la compagnie a informé la municipalité sur son projet de forage, avec la tenue d’une assemblée publique le 22 novembre 2011 et par différentes demandes de permis de transport de gravier.

Les élus ont adopté, en mars 2013, le règlement municipal interdisant tout forage pétrolier à moins de 2 kilomètres d’un puits artésien, ce qui a causé un tort à Gastem, selon les prétentions de la compagnie. Gastem avait obtenu, en 2012, l’autorisation gouvernementale de forer à proximité des sources d’eau potable souterraines.

Le premier témoin, Micheline Pelletier, qui était conseillère municipale en mars 2013, a noté que la municipalité disposait de peu de détails sur le projet de forage.

Le consultant de Gastem, Jacques Perron, a souligné que le premier terrain qu’il avait choisi pour forer se situait à Listuguj, mais qu’il a essuyé un refus de la communauté autochtone.

Tout comme un groupe d’environnementalistes, la porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé, s’est présentée au Palais de justice de New Carlisle, en appui à la municipalité.

 

La Ville de Gaspé a pour sa part annoncé hier soir qu’elle verserait un montant de 1500 $ à la campagne Solidarité Ristigouche.

Le procès devrait durer jusqu’au 18 septembre. La demanderesse prendra une semaine pour présenter sa preuve et la défense, 2 jours. Raymond Savoie, le PDG de Gastem, devrait témoigner les 11 et 12 septembre, puis le maire actuel de la municipalité, François Boulay, le 14 septembre.

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