La Nation Micmac de Gespeg ne veut pas être associée au blocage du puits de Junex

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La Nation Micmac de Gespeg se dissocie des manifestants cagoulés qui bloquent l’accès au puits Galt de Junex.

Dans un courriel, le groupe anonyme disait occuper les lieux depuis lundi afin de réaffirmer la souveraineté micmaque « sur les propriétés illégitimes de Junex ».

La cheffe de la nation, Manon Jeannotte, a affirmé par voie de communiqué que ces manifestants n’avaient pas l’autorité pour revendiquer la protection du territoire ancestral autochtone. Elle ajoute que si les Micmacs doivent s’opposer au projet d’exploration des hydrocarbures, ils le feront à visage découvert.

Il y a un an, la Nation Micmac s’était opposée à toute forme de fracturation et de stimulation chimique. Selon Manon Jeannotte, aucun projet d’exploitation des ressources ne peut avoir lieu sur le territoire ancestral sans leur consentement. La position officielle de la communauté autochtone quant aux hydrocarbures en Gaspésie sera prise en septembre.

Hier, une vingtaine de personnes ont été comptabilisées au campement qui a été monté en soutien à la cause par des militants d’Environnement Vert Plus et de Tache d’huile. La porte-parole de ce groupe, Nastassia Williams, décrit l’ambiance qui y règne.

 

On ne sait toutefois pas combien de personnes forment le groupe qui bloque la route depuis lundi, plus loin sur le chemin d’accès au puits. Ces derniers ne souhaitent pas parler aux médias. Les 2 groupes n’entretiennent d’ailleurs pas de communications entre eux.

Par ailleurs, la Sûreté du Québec est présente sur le site, mais aucune opération d’envergure pour déloger les manifestants n’est au programme. La présence des policiers vise à assurer la sécurité de tout le monde et d’éviter les débordements.

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