Les mesures de précaution n’étaient pas applicables à Haldimand 1, selon le ministère de l’Environnement

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Le ministère de l’Environnement soutient que Pétrolia n’a pas négligé d’étapes de sécurité, suite à un rapport qui notait la présence relativement élevée du méthane dans un puits sur le site de Haldimand 1, l’automne dernier.

Le Comité Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé affirmait pourtant le contraire, suite à son interprétation des Lignes directrices provisoires sur l’exploration gazière et pétrolière. Croyant qu’il aurait dû être informé de la situation, le maire de Gaspé s’était montré outré de ce qu’il a qualifié de manque de transparence.

Le ministère explique toutefois dans un courriel que ces directives ne s’appliquaient pas dans cette situation.

D’abord, comme il n’y a pas de puits privés d’alimentation en eau potable ni de bâtiment à moins de 1 kilomètre du site de forage, les vérifications recommandées n’étaient pas réalisables.

Tout comme le mentionnait Pétrolia, le ministère de l’Environnement rappelle que la quantité de méthane retrouvée dans l’air n’était pas suffisante pour qu’il puisse s’enflammer. En septembre 2016, lors de l’inspection, le taux était de 3,65 %, alors que la plage d’explosivité est comprise entre 5 % et 15 %.

Puisque le méthane était quand même plus élevé qu’à l’habitude, le ministère de l’Environnement a demandé à Pétrolia de documenter la situation. Il dit analyser le plan d’action qui lui a été transmis comme prévu par la compagnie pétrolière, le 20 avril dernier.

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