Le maire de Ristigouche-Sud-Est défend le pouvoir des citoyens face à l’industrie

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Aux yeux du maire de Ristigouche-Sud-Est, c’est le petit palier du gouvernement citoyen qu’il défend dans cette poursuite en dommage et intérêt contre sa municipalité.

Au palais de justice de New Carlisle hier, François Boulay était le dernier témoin invité dans ce procès intenté par la compagnie Gastem qui réclame 1 million de dollars à sa localité de 157 habitants.

Si la municipalité perdait, a-t-il mentionné, ce serait une faillite technique de sa municipalité, le temps de trouver des solutions pour un remboursement de la somme à long terme.  La principale préoccupation de ses citoyens, dit-il, c’est de devoir éponger une amende par le billet de leur compte de taxes. Ristigouche partie Sud-Est ne compte que 84 résidences.

Au-delà de cette inquiétude, François Boulay a soutenu qu’à son avis, c’est la capacité d’un citoyen à protéger le bien commun qu’est l’eau potable qui est attaquée aujourd’hui.

En 2012, lorsque François Boulay, alors simple citoyen, a commencé à s’intéresser au dossier, ce sont les liens de parenté étroits entre les élus municipaux de Ristigouche et les propriétaires de lots avec qui Gastem s’était entendus pour installer ses équipements de forage qui ont attiré son attention. Devant un conseil avare d’information sur ce projet de recherche en gaz naturel qui se dessinaient dans sa municipalité, 7 ou 8 citoyens se sont regroupés pour écrire une lettre et demander au conseil d’adopter un règlement sur la protection de l’eau potable.

 

Le maire complètera son témoignage en contre-interrogatoire ce matin.  Les plaidoiries commenceront ensuite.  Le procureur de Gastem ne s’attend pas à un jugement avant 1 mois et demi environ.

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