La Haute-Gaspésie veut son mot à dire dans la gestion du caribou

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Le gouvernement du Québec asphyxie l’économie de la Haute-Gaspésie, selon les intervenants socioéconomiques de la région.

Selon des élus et des représentants des industries forestière et récréotouristique, les mesures de protection du caribou montagnard en Gaspésie sont abusives. Elles risquent même de faire s’effondrer les piliers de l’économie de cette MRC, parmi les plus dévitalisées de la province.

Réunis à Sainte-Anne-des-Monts ce matin, ils ont réclamé l’intervention de François Legault.

Les acteurs régionaux soutiennent que les mesures qui sont en vigueur depuis 2019 et la création annoncée d’une nouvelle zone d’habitat en restauration ont et auront des impacts catastrophiques.

L’usine Damabois, de Cap-Chat, a dû mettre temporairement à pied ses 18 travailleurs à la mi-mars. La garantie d’approvisionnement de 75 000 mètres cubes de bois attribuée par le gouvernement est gelée dans les secteurs affectés par les mesures de protection de l’habitat du caribou.

Le directeur de l’approvisionnement, Harold Truchon, demande que les mesures soient levées pour que les opérations reprennent :

 

Le groupe réclame des volumes à proximité de l’usine de Cap-Chat :

 

Le maire de Saint-Anne-des-Monts et le préfet de la MRC Haute-Gaspésie ont demandé aussi l’implication du député caquiste Stéphane Sainte-Croix, de la ministre responsable de la région gaspésienne, Maïté Blanchette Vézina et du ministre de l’Environnement, Benoit Charrette.