La future loi sur les hydrocarbures fait des mécontents

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L’adoption sous bâillon du projet de loi 106 sur la politique énergétique du Québec suscite du mécontentement.

La législation, qui porte sur la transition énergétique du Québec,  comprend aussi l’encadrement du développement des hydrocarbures.

La Gaspésie est particulièrement visée en raison des compagnies pétrolières qui détiennent  des droits d’exploration sur la presque totalité du territoire.

Pour le porte-parole du Parti Québécois en matière d’énergie et de ressources naturelles, Sylvain Rochon, la loi proposée profite particulièrement à l’industrie.

 

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, dénonce l’absence de pouvoir concret pour les municipalités de règlementer le développement des hydrocarbures sur leur territoire. Il note cependant un pas en avant dans le cas d’exploitation de gisement.

 

La porte-parole du comité Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé, Lise Chartrand, affirme que l’adoption d’une telle loi aura des conséquences néfastes.

 

Environnement Vert Plus demandait vendredi au président de la Table des préfets, Guy Gallant, qui a publiquement annoncé son intention d’être candidat à l’investiture libérale pour la prochaine élection, d’exprimer son opposition à la loi 106. Pour Pascal Bergeron, il s’agissait d’une bonne occasion de savoir à quelle enseigne exactement loge l’élu.

 

En guise de réponse, Guy Gallant affirme que si hydrocarbures et transition énergétique se retrouvent toujours dans le même projet de loi et que si les compagnies conservent leur pouvoir d’expropriation, il est contre le projet de loi 106.

 

Après son adoption,  la loi devrait être sanctionnée lundi pour entrer en vigueur.

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