Des élus pressent Ottawa d’accorder des garanties de prêts aux scieries

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Des élus de la Gaspésie pressent le gouvernement du Québec pour qu’il intervienne auprès d’Ottawa afin que les entreprises forestières obtiennent des garanties de prêts, dans la cadre du conflit qui s’annonce sur le bois d’œuvre.

Le maire de Bonaventure, Roch Audet, a rencontré le ministre de la Forêt, la semaine dernière, dans le cadre d’une réunion du Comité sur la forêt, de l’UMQ.

Selon lui, le gouvernement fédéral doit tenir compte des intérêts des communautés forestières du Québec dans ses négociations. Roch Audet affirme qu’un conflit dans le bois d’œuvre aura des répercussions très tangibles dans la région.

 

60 000 emplois dépendent directement de l’industrie forestière au Québec. La dernière crise du bois d’œuvre et la montée de la valeur du dollar canadien dans les années 2000 ont affectés plusieurs localités, souvent monoindustrielles.

Le porte-parole officiel de l’opposition en matière de Forêt, Sylvain Roy, rappelle que le premier ministre du Québec a déjà mentionné que son gouvernement prendrait le relais du fédéral pour offrir des garanties de prêts s’il ne bougeait pas.

Le député de Bonaventure répète que Philippe Couillard doit tenir sa promesse et aider l’industrie forestière.

 

Roch Audet se dit également déçu que les députés du Québec élus à la Chambre des communes n’aient pas été en mesure de convaincre le gouvernement fédéral de soutenir ce secteur de façon plus vigoureuse.

Selon le quotidien Le Devoir, à moins d’un accord, les premières pénalités contre les exportations canadiennes de bois d’oeuvre à destination du marché américain pourraient s’appliquer dans les jours suivant le 24 avril, un coup dur pour les finances des entreprises forestières québécoises et du reste du pays.

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