Moins de financement dans des musées gaspésiens

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Le Manoir Le Boutillier a perdu un tiers de son budget à cause des modifications des critères d’attribution du programme d’aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM).

Sur les cinq musées gaspésiens financés par le gouvernement, deux ont vu leur subvention fondre cette année. Le centre d’interprétation de L’Anse-au-Griffon est l’institution qui a le plus écopé de ces nouveaux critères d’attribution des subventions. Johanne Murray, la directrice de l’établissement parle d’un manque à gagner de 30 000 $ sur trois ans :

 

Le site historique de Paspébiac est l’autre grand perdant de ces modifications. Son directeur Thomas Martens parle d’une coupure de 10 000 $ sur la même période.


Cette douche froide, tous les musées gaspésiens l’ont également sentie. S’ils étaient en faveur de la mise en place de ces nouveaux critères d’attribution des subventions, ils déplorent de ne pas avoir été consultés avant de découvrir par surprise qu’ils avaient changés.

Résultat : des établissements comme Le Manoir Le Boutillier savent qu’ils ne pourront pas satisfaire à certaines de ces nouvelles exigences.


La survie de ces institutions ne dépend pas uniquement des subventions, mais ils en ont besoin pour continuer à offrir la même qualité de services. Le Manoir Le Boutillier envisage déjà de lancer une campagne de financement et le site de Paspébiac pense à augmenter ses prix d’entrée pour combler le manque à gagner.

 

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